Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 19:38

Caspar David Friedrich - Le voyageur au-dessus d'une mer de

Caspar David Friedrich - Le voyageur au-dessus d'une mer de nuages 

Un symbole pour toi

Regarde mon amour,

J'ai tatoué là sur mon corps, tout près de mon cœur,

Sur ce sein où tes lèvres aiment à se poser,

Un symbole.

J'ai choisi pour le teinter la couleur violine ;

Couleur de la piété.

Oh ! non parce que nous sommes coupables

Aux yeux des missionnaires qui prêchent

Le péché de goûter aux plaisirs de la chair,

Mais pour t'apporter la paix intérieure

Au fil de ton aventure amoureuse dans mes bras.

Car vois-tu,

Cette ancre a guidé bien des hommes.

C’est toujours en tremblant qu’on découvre une nouvelle terre,

Et je veux être nouvelle à chacune de tes amours.

Je me veux ton port, ton île, ton étoile !

 

Il est là pour te rassurer et te donner l’envie de revenir, encore.

Et parce que je suis amoureuse, et parce que je te veux,

Il ne pâlira jamais.

 

Ton île ne disparaîtra jamais,  et les nuages se poseront au loin.

Car notre amour est protégé

Par le plus beau des mots ici symbolisé :

La confiance

 ***

Tibicine

Par Tibicine - Publié dans : La poésie de Tibicine
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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 23:06

 

PLUIE

 

A l'ombre de ta méfiance, moi je dormais.

Derrière ton sourire se cachait un péché capital,

Il m'a étêtée mais n'a pas pris mon âme.

Erreur que se mouler une façade ;

Un mauvais maçon fera toujours un mauvais mur.

Ami : trois lettres ou plus, fardées d'une trompe de mammouth.

Mais les temps les plus anciens ont déjà frappé à ma porte,

Ils coulent le long de mes veines où les petites croix dérivent.

Et l'homme ainsi vit sa vie, deux petites barres l'une sur l'autre croisées s'additionnent aux autres.

Tibicine

 

Par Tibicine - Publié dans : La poésie de Tibicine
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 00:39

Jawlensky Jeune fille aux pivoines

Solitude ; parenthèse du vivant qui explore les failles
Utopie ; vivre des rêves à fleur de conscience, voler l'inaccessible
Zoom sur les cailloux qui tracent le chemin parcouru
Ame qui possède l'avatar et taille le diamant brut
Nourriture des autres ; gourmandise des histoires
Nénuphar accroché à la lune :

Elan de fantaisie.

 Tibicine

Par Tibicine - Publié dans : La poésie de Tibicine
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 11:42

Apprends

Si tu n’es pas bien né ; pas de sang bleu qui coule

Sur les routes viscères qui traversent ton corps.

Si tu n’as pas le teint ; négroïde cagoule

Qui trahit un ailleurs d’où tu viens, d’où tu sors.

 

Si tu n’es pas comme ceux ; en bouche la cuillère

Dans les poches d’argent, lingés d’étoffes de soie.

Si tu n’es pas comme eux ; bagages en bandoulière

Abreuvés sans désir des savants en mémoire.

 

Dis-toi que c’est une chance ;  c’est un test à l’effort,

Aux épreuves données qui créent la résilience.

Dis-toi que c’est une guerre où le brave l’emporte

Par sa curiosité et par sa résistance.

 

Ce ne sont pas les armes qui forgent le destin

De l’homme qui gravit sa longue pyramide.

Elles ne sont qu’ignorantes ; esclaves de ses mains

Et ne permettront pas une ascension habile.

 

Garde bien à l’esprit ; les mots sont serviteurs

Et sages ; ils nous enseignent sur l’incompréhensible.

Ils transforment le geste ; l’intelligence au cœur,

De l’humble néophyte en élan créateur.

 

Alors suis ton chemin, poing contre ta poitrine,

Comme une distinction ; un titre à ta quête,

Et élève les débats pour y trouver le fil

Qui te conduira ; sûr, aux marches de tes succès.

Tibicine

Par Tibicine - Publié dans : Slam
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 10:51

couverture 1ere

Manteau d’hiver

 

Ils ont fait tous les vœux ; sous le gui prometteur

Des projets plein la tête ; une jolie maison

Les plus beaux des enfants, surmonter chaque épreuve

L’amour comme un drapeau, l’amour pour seule raison.

 

Les flocons débiteurs d’une folle promesse

Virevoltent comme autant de vautours à l’affût

Des cadavres à venir, rejetés du manège

Couturiers ironiques, en découdre, oh pourvu !

 

Les matins sont semblables au film du passé

Confiture d’abricot sur les mêmes tartines

Courir, courir encore, au corps de travailler

L’amour ? Trop fatigué, l’amour dans l’aspirine

 

Et des pleurs en dedans, en plein cœur de l’ennui

Et le froid qui prend l’âme aux abords du manège

Qui tourne comme un fou, ne laisse plus de prise

L’amour à bout de vie, l’amour en déserteur

***

Tibicine

Recueil A fleur de femme - Tibicine - Editions Edilivre

Par Tibicine - Publié dans : La poésie de Tibicine
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