Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 10:40

 

amazone

Le temps était venu pour la grande guerrière

De déposer les armes et les genoux à terre.

Dans ce repos forcé ; introspection fatale,

Elle l’avait dépecée sa lourde carapace.

 

 Et elle s’était tournée vers les mages et les sages,

Pour élever son âme au ciel des étoiles.

Elle avait médité, espace de solitude,

La pensée des illustres, quête d'une vertu.

 

Elle était toute nue devant le créateur,

Chrysalide fragile ou papillon rêveur.

Elle avait tout éteint du feu de son ego

Pour renaître plus libre, sans or et sans lingots.

 

Puis elle avait erré aux abords des chemins,

Haillons sur son corps frêle et pointe sur le sein ;

Elle avait tant donné à autrui de l’amour

Qu’elle avait oublié d’en prendre à son tour.

 

Dans cette vérité qui lui fit vraiment mal ;

Ici-bas on prend tout à celui qui est brave,

Elle se tourna vers Dieu, implora son pardon,

Refit sa carapace et ses opérations.

 

Et elle partit tranquille, aimée d’un seul esprit ;

Carapace ou haillons, Dieu l’aime sans permission,

Vers d’autres aventures sans peur et sans mépris,

Accueillant tous les risques et toute initiation.

Tibicine

Par Tibicine - Publié dans : La poésie de Tibicine
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