Le sablier
Des petits grains de sable, j’en ai compté
Qui tombaient sur la table, ligne ordonnée
Soldaient un temps qui passe, à pas pressé
Ta liberté d’aimer et d’espérer.
Je ne comprenais pas ce drôle de jeu,
Où j’étais condamnée d’avance, je
N’avais dans les bras qu’offrande, je
N’avais que pour toi romance.
Si tout doit mourir
Serait-ce maintenant
Qu’à peine naît une vie
On ne lui laisse le temps
J’en ai vaincu des guerres, j’en ai vaincu
J’ai traversé des mers et même des murs
J’ai vu des âmes noires en solitude
Mais j’ai tant de courage je t’assure
Je pourrai t’abhorrer pour ton refus
Te détruire à jamais je te le jure
Mes serres sont acérées tu es perdu
Je ne veux que t’aimer je ne peux plus
Encore un départ
Encore une histoire,
Un amour nouveau,
Le cœur dans un fourreau,
Mais où est la flamme
Eternelle et sûre
Qui livre le passage
A nos certitudes
Si tout doit mourir
Serait-ce maintenant
Qu’à peine naît une vie
On ne lui laisse le temps
Qu’à peine naît une vie
On ne lui laisse le temps
Tibicine
Un pont de mots entre vous et moi...

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